L'Arbre d'Amour
Création de Henri Gougaud
mise en espace, scénographie et marionnettes Ezéquiel Garcia-Romeu
avec Henri Gougaud conteur, Ezéquiel Garcia-Romeu marionnettiste,
et un musicien
Rencontre entre deux « maîtres imagiers », deux déchiffreurs du monde.
Figure emblématique du conte, Henri Gougaud voulait être à 17 ans poète sinon rien. Il sera d’abord parolier pour Juliette Gréco, Jean Ferrat, Serge Reggiani ou les Frères Jacques. Depuis plus de 30 ans, à la manière des troubadours du pays occitan où il a grandi, il collecte les histoires du monde. Et ses textes savoureux, portés par un phrasé à la musicalité légère, éveillent l’oreille, l’intelligence, les rires aussi. Voyageur de l’esprit et du mythe, passeur infatigable, il donne à ses récits la profondeur que l’on souhaiterait parfois à la vie.
Ezéquiel Garcia-Romeu égrène, depuis deux saisons au Théâtre de la Commune, en grand horloger de la vie, des secondes éternelles. De minuscules poupées, faites de terre et de chiffon, sont les gardiennes de ces fragments d’ailleurs, parenthèses d’exception, qui laissent dans le coeur des spectateurs des traces indélébiles. Il ouvre des passages vers nos vérités intérieures, en forçant notre regard. Avec lui, on a le sentiment que le secret du monde est à notre portée.
L’Arbre d’Amour réunit ces deux belles personnes autour des grandes variations de l’Amour, parfois grivois, jamais honteux, et toujours Grand comme la source de vie qu’il est. Des marionnettes, tout en malice et en rythme avec la voix profonde d’Henri Gougaud, dessineront les contours discrets d’un théâtre des premières fois, qui se construit au gré de l’imaginaire, en quête d’une innocence retrouvée.
Ezéquiel Garcia-Romeu est, à partir de cette saison et pour 3 saisons, l’un des 2 artistes associés du Théâtre de la Commune.
"Les contes ne parlent pas du monde de l’enfance, mais de l’enfance du monde. En eux sont l’innocence, la vigueur, le tutoiement de Dieu et l’absence de doute des premiers printemps de la vie. […] Il va sans dire que ces contes sont aussi universels que le désir humain. Quel que soit le pays de leur naissance ils disent le même étonnement de se voir au soleil après l’ombre insondable, le même émerveillement devant l’amour qui fit, où n’était rien, une bouche, des yeux, des oreilles, un visage, un cœur dans la poitrine où demeurent en secret un esclave et un roi." Henri Gougaud, Le livre des amours, préface, Éditions du Seuil.
LA PRESSE EN PARLE
Revue de presse des précédents spectacles d’Ezéquiel Garcia-Romeu
Il y a toujours du mystère dans les propositions d’Ezéquiel Garcia-Romeu, que partagent des acteurs et des marionnettes, des poupées souvent minuscules qui imposent le pouvoir énigmatique et donnent aux représentations un supplément d’étrangeté enivrant. Jeu avec l’illusion, le faux-semblant, la pénombre et la lumière. On est pris dans une boîte magique, boîte qui a à voir avec l’enfance. Trappes imperceptibles, voyage d’objets. Son. Voix qui se répondent… Ses spectacles ne ressemblent à rien de ce que l’on connaît et on ne les oublie jamais. Ce sont des bijoux de délicatesse, des objets rares et précieux, qui font appel à tous les arts de la scène. Le Figaro. Rien de plus facile que de se transporter sur la planète habitée par Ezéquiel Garcia-Romeu. Il suffit d’abord d’abandonner l’esprit de sérieux et la manie du classement. Ses spectacles ne dispensent en aucune façon de se prémunir d’une bonne dose d’esprit d’enfance, cette aptitude à l’émerveillement, qui est en elle-même production poétique. L’effet de magie est toujours garanti. La Croix.