THEATRE DE LA COMMUNE


Peter Weiss 

auteur de MARAT - SADE

Peter Weiss est né en à Nowawes, près de Berlin en 1916. Après avoir fui le régime hitlérien avec ses parents dès 1934, il s’installe en Suède et obtient la nationalité de ce pays en 1945.
Il commence par la peinture, puis réalise une série de courts métrages d’avant-garde, avant de se faire connaître par la publication d’un micro-roman, L’ombre du corps du cocher (1960), suivi de Adieu aux parents (1961) et de Point de Fuite (1962).
La célébrité internationale de Peter Weiss date de sa première grande pièce : La persécution et l’assassinat de Jean-Paul Marat représentés par le groupe théâtral de l’hospice de Charenton sous la direction de Monsieur de Sade (1964). Avec l’Instruction (1965), Le Chant du fantoche lusitanien (1967) et Le Discours sur la genèse et le déroulement de la très longue guerre de libération du Vietnam illustrant la nécessité de la lutte armée des opprimés contre leurs oppresseurs, (1967), et Trotski en exil (1971), Weiss poursuit, non sans une poétique ostentation, dans la voie du théâtre politique d’actualité. L’auteur théorise son projet dans des Notes sur le théâtre documentaire (1967) : “ Plus le document est insoutenable, et plus il est indispensable de parvenir à une vue d’ensemble, à une synthèse. Le théâtre documentaire affirme que la réalité, quelle qu’en soit l’absurdité dont elle se masque elle-même, peut s’expliquer dans le moindre détail ”.
La dernière grande œuvre de l’auteur, L’esthétique de la Résistance (Vol 1, 1974, vol 2, 1978, vol 3, 1981), fait figure de testament. Il meurt à Stockholm en 1982.
Le théâtre documentaire de Weiss n’appartient pas strictement aux années qui ont vu ce genre s’imposer en Allemagne fédérale, il débouche sur un questionnement qui n’a pas fini de délivrer ses effets.