Theatre de la Commune

conseiller artistique
Christian Vanderborght dramaturgie
Chantal Nicolaï
chorégraphie
Charlotte Gault
scénographie, costumes
Barbara Kraft
travail de la voix
Chantal Perret-Jannelle
création lumières
Benoît Théron
création son
Jean-Baptiste Droulers
construction décor
Les mille plateaux


 
Dossier pédagogique

 Revue de presse

Antigone (…) dans cette saison bien morne, titille les sens, la tête, la sensibilité. Dans un très bel espace épuré (…) une passionnante interrogation sur les lois de l'inconscient et de la reproduction familiale, et sur la liberté féminine. Le Monde. 
Il y a sur scène une tension, autour du centre de gravité suscité par les comédiens, au premier rang desquels Fanny Avram, Antigone déjà ailleurs, pudique, dansante, opiniâtre. L'Humanité.  
Antigone s'exprime autant par une danse brisée que par la parole : c'est par le geste que l'excellente Fanny Avram révèle tout ce qu'elle éprouve et ressent. Ce monde antique est aussi notre monde où se reflètent nos guerres modernes. Autant d'éclairages nouveaux composent une soirée très stimulante. Les Echos.
Fanny Avram est une superbe Antigone, sa grâce androgyne évoque à la fois la vierge et la rebelle. Sa danse de mort est très sensible. Exit Paris.


 
Saison 2006/07
Antigone, Hors-la-loi
création

© Marc Daniau  
 
d'après Antigone de Sophocle
texte, conception et mise en scène
Anne Théron


du mercredi 17 janvier au vendredi 9 février 2007
dates adhérents / abonnés: 17 au 31 janvier
mardi au samedi à 20h30, dimanche à 16h

> en tournée

avec Fanny Avram, Jerry Di Giacomo,
Natalia Wolkowinski, Alexandre Zeff
en voix off Fanny Avram,Marc Barbé, Sylvie Debrun

 

 

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© CICA vidéo / Aubervilliers

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Jocaste : Œdipe, l'enfant que j'ai tant désiré...
L'homme que j'ai tant aimé...
Extrait d' Antigone, Hors-la-loi d'Anne Théron

  
Anne Théron, que l'on a découverte au Théâtre de la Commune avec son adaptation de La Religieuse de Diderot, revient avec une nouvelle création inspirée de l' Antigone de Sophocle, sur le thème de la filiation : ce lien qui nourrit mais qui parfois condamne à porter, voire réparer, les crimes de nos pères.

Antigone
© Bellamy
 

On retrouve en filigrane le canevas de la pièce originelle : le spectateur assiste à la dernière journée d'Antigone qui se condamne à mort en décidant, contre la volonté du roi Créon, de donner une sépulture à son frère. C'est ce « non » qu'Anne Théron interroge : certes Antigone est l'héroïne qui s'oppose au pouvoir arbitraire mais elle est avant tout la fille d'une lignée maudite, celle d'Œdipe que sa destinée a conduit à épouser sa mère, Jocaste, avec laquelle il a procréé, avant de découvrir la terrible vérité et de prédire à son tour que ses fils se tueront l'un l'autre.
Antigone, elle, face à cet engrenage funeste, revendique l'amour, ce qu'il faut entendre au sens littéral de vouloir le bien d'autrui. D'où son choix de mourir vierge, qui exprime son refus de la transmission du malheur et permet l'idée d'un renouveau. Mais pour mourir en paix, Antigone a besoin que toute la vérité soit enfin dite et elle questionne Jocaste, figure centrale et pourtant oubliée du mythe de Sophocle qu'Anne Théron choisit de faire entendre pour la première fois. Car si Antigone est une jeune fille rebelle, Jocaste qui aurait aimé Œdipe en sachant qu'il était son fils, était, ô combien, une « hors-la-loi ».
En introduisant le personnage de Jocaste, Anne Théron reprend le questionnement d'Antigone sur cette mère qui l'a ignorée parce qu'elle-même, en s'autorisant à vivre l'interdit, avait perdu le contact avec une autre réalité, celle d'une progéniture dont elle était à la fois la mère et la grand-mère. Anne Théron réinterroge le mythe : est-ce qu'Antigone aurait manifesté une telle radicalité si elle n'avait pas eu Jocaste pour mère ? Au final, c'est une invitation à découvrir une Antigone fidèle à Sophocle, mais qui ouvre la voie à de nouvelles interrogations.

 
 
production
Théâtre de la Commune – Centre dramatique national d’Aubervilliers, La Compagnie Les Productions Merlin avec le soutien de la DRAC Ile-de-France, le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis, ARCADI, Agora – Scène conventionnée pour les Arts du cirque de Boulazac et le JTN – Jeune Théâtre National
La Compagnie Les Productions Merlin a obtenu l’aide à la résidence du Conseil Général de la Seine-Saint- Denis. Remerciements à : Le Théâtre – Scène nationale de Poitiers, Le Théâtre national de Nice – Centre dramatique national de Nice Côte d'Azur, Le Théâtre des Quatre Saisons à Gradignan et Claire Guièze
Ce spectacle est dédié à Patrick Guyaumar.
Le spectacle est créé à l'Agora – Scène conventionnée pour les Arts du cirque de Boulazac,
le 15 décembre 2006. Puis en tournée à Poitiers du 10 au 13 janvier 2007, à Aubervilliers du 17 janvier au 9 février 2007, à Gradignan le 14 février 2007, à Nice du 21 au 23 février 2007.